Retour sur la soirée-débat de la CFCIB (1ère partie)

J’ai été invité au débat de la Chambre Française de Commerce et de l’Industrie de Belgique jeudi dernier le 24 mai, où été aussi invité Tanguy Le Breton, Guillaume DubostGeorges-Francis SeingryPerrine LedanPhilip CorderyMarie-Anne Montchamp, Ruben Mohedano-BrethesVirginie Taittinger et Dominique Paillé (Stéphane Buffetaut était aussi présent en début de soirée).  N’étant qu’invité non-débatteur, je ne participais pas au débat, je n’ai que pu venir sur l’estrade après le débat (j’aurais dû le faire avant mais je me suis complètement perdu en sortant du métro ce qui a fait que je suis arrivé avec une demi-heure de retard) pour présenter ma candidature en une minute et répondre aux questions éventuelles (l’occasion ne s’est pas présentée). Je ne suis pas très convaincu par ma présentation de candidat, mais pour un baptême de « discours en public », ce n’était pas si mal. Voici les photos prises par Thierry Monasse.

Je ne reviendrais pas sur le débat qui s’est résumé à peu de choses près à taper sur la légitimité de ses adversaires de se présenter (parachutage, dissidence), de l’aide à l’installation des entreprises françaises au Benelux, ou l’exportation des PME françaises vers le Benelux, du financement du lycée français de Bruxelles, de pour ou contre un gouvernement de la majorité de François Hollande. Je voudrais plutôt revenir sur le rôle d’un député et sur l’élection en me basant sur certaines choses qui ont été dites durant le débat.

Le rôle du député

Le débat a commencé par une explication des intervenants de leur vision du rôle d’un député. Je leur tire mon chapeau, ils ont tous bien répondu : le député fait la loi et contrôle le gouvernement. Par contre, entre cette théorie et leur mise en pratique, il y a tout un monde. Je pense que la plus grande aberation qui a été sortie était quand même de donner une place au député dans le Conseil d’Établissement des les Lycées Français de sa circonscription.

Dans le même type de fantaisie, M-A Montchamp nous a fait un petit « storytelling »  : un citoyen qui va voir son député comme dernier recours, et le député qui l’aide de tout son coeur, puis « Happy End ». Le problème, c’est qu’à part sa prérogative de saisir le médiateur de la République, le député n’a a priori aucun pouvoir immédiat, le député travaille uniquement sur le long terme (délai entre la conception d’une loi et son application, le contrôle du gouvernement n’a pas de retombée immédiate), donc l’unique explication à cette « Happy End », c’est que le député utilise son réseau et son portefeuille. On est très très loin du rôle initial du député. C’est du clientélisme pur (de bonne volonté je l’espère) !

Comme à une déclaration de M-A MontchampG-F Seingry a lancé une pique : « On ne vous verra pas souvent dans votre circonscription ! », je me permets de rappeler les faits. Le député n’est à l’Assemblée Nationale que le mardi, le mercredi et le jeudi. Le reste de la semaine, il est censé être dans sa circonscription. Même si nous sommes dans une circonscription extra-territoriale, nous sommes au final très avantagé par rapport au député de la 11ème circonscription, d’un député d’outre-mer ou même d’un député des Pyrénées Orientales : une heure trente de Thalys et on est à Bruxelles (là où habitent la majorité des candidats). Donc oui, le futur député n’aura aucune raison de ne pas venir dans sa circonscription où il se doit d’entendre ses concitoyens, leurs préoccupations, leurs idées pour les rapporter ensuite à l’Assemblée Nationale.

Les candidatures, c’est bon, mangez-en !

Un député fédéral belge, soutien de M-A Montchamp, a posé une question que j’ai trouvé irrespectueuse : « François Fillon a soutenu hier M-A Montchamp et elle a l’investiture de l’UMP, pourquoi vous présentez vous [adressé aux autres candidats qu’on classerait à droite] ? » (mais ça sonnait plus comme « Comment osez-vous vous présenter ?! »).  Je ne suis on ne peut plus d’accord avec la réponse franche de G-F Seingry : « Nous sommes en démocratie non ? ». C’est tout le sens de ma candidature. Tout citoyen français qui peut voter peut présenter sa candidature aux législatives pour défendre ses idées et ses valeurs. Ce que l’on peut regretter, c’est que le scrutin soit uninominal à deux tours qui ne permet pas un débat d’idée mais conduit à une opposition bloc contre bloc, pas la quantité de candidatures qui elle est synonyme de santé démocratique.

Je reviendrais sur la seconde partie de la soirée, la plus intéressante de ma part, dans un prochain billet.

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