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Signataire de la charte AntiCor et du Pacte du Logiciel libre

En tant que fervent défenseur du logiciel libre, utilisateur quotidien, membre de l’APRIL, et bénévole dans l’équivalent belge de cette initiative, je ne pouvais pas ne pas signer le pacte du logiciel libre de Candidats.fr (mon profil). Le pacte enjoint le signataire à défendre le droit d’un auteur à publier ses sources et les diffuser sous une licence libre (rappelons nous de cette période où la SACEM voulait faire interdire le logiciel libre) et à encourager l’administration à utiliser et à développer les logiciels libres et les standards ouverts. Le logiciel libre et les standards ouverts sont réellement l’épine dorsale de l’ouverture des données publiques et de leur réutilisations. Je me permets au passage de vous inviter à jeter un coup d’oeil l’initiative citoyenne Regards Citoyens qui fait un effort considérable d’ouverture des données publiques et en particulier celles de l’Assemblée Nationale.

Je suis également signataire de la charte AntiCor (PDF). Elle contient à elle seule un grand nombre de mes engagements et des propositions du Parti Pirate sur la transparence et la responsabilisation de la vie politique. Je m’étonne même que la totalité des dispositions de la charte ne soient encore  dans la loi tellement elles me paraissent des mesures de bon sens. Je suis par ailleurs navré d’être le seul candidat de la 4ème circonscription des Français établis hors de France à l’avoir signé !

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Je n’ai pas reçu de propagande papier, c’est grave docteur ?

Si vous êtes électeurs sur la circonscription du Benelux, vous avez probablement reçu ces derniers jours un courrier du Ministère de Affaires Étrangères qui contient les professions de foi et les bulletins de la majorité des candidats. J’ai eu plusieurs courriels d’électeurs, et même la remarque de Philip Cordery, candidat du PS dans la circonscription, m’informant tout inquiet de la non-présence de ma profession de foi ni même de mon bulletin. Je suis au courant, et c’est normal.

Pourquoi ? Et bien c’est un bête problème de coût. Pour rappeler la loi, le candidat paye sur ces fonds propres ses bulletins de vote, ses professions de foi et ses affiches. Et si le candidat fait plus de 5% des voix, il peut demander que l’État lui rembourse ses frais. Il y a aussi une autre méthode alternative, et c’est ce qu’utilise tous les autres « gros » candidats, c’est le paiement par subrogation, c’est à dire que c’est directement l’État qui va payer l’imprimeur si le candidat atteint les 5%.

Pour un petit parti comme le notre, la probabilité d’atteindre les 5% est faible donc nous ne pouvons pas payer comme ça et je dois donc payer directement de ma poche. Ne roulant pas sur l’or, je me suis limité au minimum syndical et au plus efficace, c’est à dire l’impression des bulletins pour les bureaux de vote. Vous devriez donc trouver mon bulletin en 12ème position dimanche prochain dans votre bureau de vote.

Retour sur la soirée-débat de la CFCIB (1ère partie)

J’ai été invité au débat de la Chambre Française de Commerce et de l’Industrie de Belgique jeudi dernier le 24 mai, où été aussi invité Tanguy Le Breton, Guillaume DubostGeorges-Francis SeingryPerrine LedanPhilip CorderyMarie-Anne Montchamp, Ruben Mohedano-BrethesVirginie Taittinger et Dominique Paillé (Stéphane Buffetaut était aussi présent en début de soirée).  N’étant qu’invité non-débatteur, je ne participais pas au débat, je n’ai que pu venir sur l’estrade après le débat (j’aurais dû le faire avant mais je me suis complètement perdu en sortant du métro ce qui a fait que je suis arrivé avec une demi-heure de retard) pour présenter ma candidature en une minute et répondre aux questions éventuelles (l’occasion ne s’est pas présentée). Je ne suis pas très convaincu par ma présentation de candidat, mais pour un baptême de « discours en public », ce n’était pas si mal. Voici les photos prises par Thierry Monasse.

Je ne reviendrais pas sur le débat qui s’est résumé à peu de choses près à taper sur la légitimité de ses adversaires de se présenter (parachutage, dissidence), de l’aide à l’installation des entreprises françaises au Benelux, ou l’exportation des PME françaises vers le Benelux, du financement du lycée français de Bruxelles, de pour ou contre un gouvernement de la majorité de François Hollande. Je voudrais plutôt revenir sur le rôle d’un député et sur l’élection en me basant sur certaines choses qui ont été dites durant le débat.

Le rôle du député

Le débat a commencé par une explication des intervenants de leur vision du rôle d’un député. Je leur tire mon chapeau, ils ont tous bien répondu : le député fait la loi et contrôle le gouvernement. Par contre, entre cette théorie et leur mise en pratique, il y a tout un monde. Je pense que la plus grande aberation qui a été sortie était quand même de donner une place au député dans le Conseil d’Établissement des les Lycées Français de sa circonscription.

Dans le même type de fantaisie, M-A Montchamp nous a fait un petit « storytelling »  : un citoyen qui va voir son député comme dernier recours, et le député qui l’aide de tout son coeur, puis « Happy End ». Le problème, c’est qu’à part sa prérogative de saisir le médiateur de la République, le député n’a a priori aucun pouvoir immédiat, le député travaille uniquement sur le long terme (délai entre la conception d’une loi et son application, le contrôle du gouvernement n’a pas de retombée immédiate), donc l’unique explication à cette « Happy End », c’est que le député utilise son réseau et son portefeuille. On est très très loin du rôle initial du député. C’est du clientélisme pur (de bonne volonté je l’espère) !

Comme à une déclaration de M-A MontchampG-F Seingry a lancé une pique : « On ne vous verra pas souvent dans votre circonscription ! », je me permets de rappeler les faits. Le député n’est à l’Assemblée Nationale que le mardi, le mercredi et le jeudi. Le reste de la semaine, il est censé être dans sa circonscription. Même si nous sommes dans une circonscription extra-territoriale, nous sommes au final très avantagé par rapport au député de la 11ème circonscription, d’un député d’outre-mer ou même d’un député des Pyrénées Orientales : une heure trente de Thalys et on est à Bruxelles (là où habitent la majorité des candidats). Donc oui, le futur député n’aura aucune raison de ne pas venir dans sa circonscription où il se doit d’entendre ses concitoyens, leurs préoccupations, leurs idées pour les rapporter ensuite à l’Assemblée Nationale.

Les candidatures, c’est bon, mangez-en !

Un député fédéral belge, soutien de M-A Montchamp, a posé une question que j’ai trouvé irrespectueuse : « François Fillon a soutenu hier M-A Montchamp et elle a l’investiture de l’UMP, pourquoi vous présentez vous [adressé aux autres candidats qu’on classerait à droite] ? » (mais ça sonnait plus comme « Comment osez-vous vous présenter ?! »).  Je ne suis on ne peut plus d’accord avec la réponse franche de G-F Seingry : « Nous sommes en démocratie non ? ». C’est tout le sens de ma candidature. Tout citoyen français qui peut voter peut présenter sa candidature aux législatives pour défendre ses idées et ses valeurs. Ce que l’on peut regretter, c’est que le scrutin soit uninominal à deux tours qui ne permet pas un débat d’idée mais conduit à une opposition bloc contre bloc, pas la quantité de candidatures qui elle est synonyme de santé démocratique.

Je reviendrais sur la seconde partie de la soirée, la plus intéressante de ma part, dans un prochain billet.

Rencontre autour du vote électronique

Suite aux inquiétudes dont les délégués nous ont fait part au sujet du bureau de vote électronique, mon suppléant, Alix Guillard, a rencontré Rop Gonggrijp, tous deux habitant Amsterdam. Rop Gonggrijp est le fondateur de l’un des premier fournisseur d’accès aux Pays-Bas. Il s’est rendu célèbre en 2006 en exposant à la télévision une manière de truquer un vote avec en hackant une machine à voter. Sa démonstration a amené le gouvernement à supprimer les lois d’exception qui autorisait ces systèmes.

Mon suppléant lui a demandé de revenir sur cette histoire et de donner son avis sur le vote par Internet actuellement en cours en France. La discussion s’est prolongée dans un joli parc d’Amsterdam sous un grand soleil. Cédric Delorme, mon mandataire financier les accompagnait.

Rop Gonggrijp a fondé l’association Wij vertrouwen stemcomputers niet (nous ne faisons pas confiance aux machines à voter) au moment où les machines à voter commençaient à être installées à Amsterdam. Voulant voir comment cela fonctionnait, il s’est heurté à une résistance de l’administration et des prestataires. Mais comme il est pugnace, il a trouvé le moyen de racheter une machine Nedap, utilisé précédemment dans plusieurs municipalités. Selon lui la machine, du niveau d’un vieil Atari, est facilement modifiable et qu’il était tout à fait possible de manipuler les résultats (voir son rapport). Après sa démonstration télévisé, il lui a fallu encore beaucoup de temps et de persuasion jusqu’à ce que les Pays-Bas décident de ne plus autoriser ces machines.

Le vote par Internet

Rop Gonggrijp a expliqué que les Pays-Bas avait prévu d’organiser un scrutin sur Internet pour les Néerlandais de l’étranger et pour les Offices des eaux (Waterschappen). Ce système s’appelait RIES (Rijnland Internet Election System). Encore une fois, il a longtemps insisté pour avoir accès au code source du projet. Il y a décelé de nombreuses imperfections, de bugs et sources d’erreurs. Il a publié ces découvertes et largement communiqué dessus, ce qui a contraint le gouvernement a annuler le vote par Internet quelques semaines avant le scrutin.

Aujourd’hui les machines de vote et les scrutins par Internet sont interdits aux Pays-Bas.

Rop Gonggrijp est devenu un expert dans les questions de vote électronique et il fait souvent des conférences sur le sujet.

Sur le système français

À la question de savoir s’il connaissait un système de vote fiable, il répond que le meilleur système à ses yeux est celui qui permet à chaque électeur de pouvoir vérifier si son vote a été pris en compte grâce à un reçu de vote. Mais là encore il doute que ce système garantisse le secret, la sincérité et la transparence du vote. Il faudrait que le serveur de vote soit complètement sécurisé mais aussi l’ensemble des terminaux s’y connectant, c’est-à-dire tous les ordinateurs de tous les inscrits au scrutin. Impossible.

C’est pourtant ce système qui est actuellement utilisé en France pour les élections législatives des français établis à l’étranger. Chaque électeur se voit remettre un reçu de vote qu’il pourra utiliser pour voir si son bulletin électronique a été pris en compte et décompté. Pour Rob Gonggrijp c’est insuffisant, à partir du moment où l’électeur vote de manière électronique, les données manipulées par le serveur ne sont pas traçables et il n’y a aucune certitude que le résultat du scrutin annoncé par la machine corresponde à la véritable expression des électeurs.

Il espère que comme aux Pays-Bas, le France abandonnera les machines à voter et le vote par Internet.

Les candidats pirates de l’étranger

Sur les 11 circonscriptions des français de l’étranger, nous sommes 4 candidats pirates participant pleinement à la campagne des législatives dans chacune de nos régions du monde. Depuis le début de l’annonce de nos candidatures, nous échangeons sur Internet nos expériences de campagne et nos bonnes pratiques. Un groupe solide et motivé. Présentations:

Raphaël Clayette
Circonscription : 1 ( États-Unis et Canada )
Suppléant : Olivier Hennebelle

 
 

Pablo Martin Gomez
Circonscription : 4 ( Benelux )
Suppléant : Alix Guillard

 
 

Romain Devouassoux
Circonscription : 6 ( Suisse et Liechtenchtein )
Suppléant : Xavier Gillard

 
 

Isabelle Robin
Circonscription : 7 ( Pays d’Europe de l’Est, d’Europe centrale et des Balkans )
Suppléant : Julien Hue

 
 
Pour ces législatives, il y a 101 candidats pirates dans toute la France.

Courriel de propagande

Voici le mail que j’ai envoyé (encore en cours) sur toutes les adresses courriels contenus (les 2000 premières adresses du Luxembourg ont reçu un mail structuré différemment). Je reviendrais sur la technique plus tard, mais pas de problème d’encodage ni de titre ici.

[Legislatives] Information sur le vote par Internet :  Message de Pablo Martin Gomez – Candidat du Parti Pirate

Chères citoyennes, cher citoyen,

Vous recevez ce courriel en raison de la présence de votre adresse sur les Listes Électorales Consulaires et que vous êtes appelé, si vous le souhaitez, à voter par internet du mercredi 23 mai à 12h (heure de Paris) au mardi 29 mai (heure de Paris).

Je suis Pablo Martin Gomez, résidant en Belgique depuis 10 ans et candidat pour le Parti Pirate (http://legislatives.partipirate.org/2012) aux législatives dans la 4ème circonscription des Français établis hors de France (Benelux).

Je souhaite vous informer sur certains points de cette modalité de vote et sur les réticences du Parti Pirate à propos de ce type de scrutin.

Tous les votants par internet (environ 700 000 selon le Ministère des Affaires Étrangères) sont rattaché à un unique Bureau de vote électronique (BVE). Conformément à la possibilité offerte par la loi, j’ai, ainsi que les 3 autres candidats du Parti Pirate sur les circonscriptions des Français de l’Étranger, désigné un délégué pour contrôler les opérations de vote électronique. Aucun autre candidat de la circonscription du Benelux n’a envoyé de délégué pour observer les opérations de vote.

Le Parti Pirate va surveiller le déroulement du scrutin sur Internet et appelle tout les Français du Benelux utilisant cette modalité à faire part de leur expérience de vote en ligne sur un site dédié http://vote-electronique.partipirate.org/2012, toutes les remarques seront compilés afin d’être rapportées dans le procès-verbal du Bureau de vote électronique via nos délégués.

Pour le Parti Pirate, le vote par internet n’offre pas les mêmes garanties qu’un vote dans une urne transparente en étant totalement opaque et laissant une grande partie du contrôle du scrutin à des prestataires privés, non soumis à des règles de transparence démocratique vis à vis des électeurs. Les délégués ont d’ailleurs observé des insuffisances graves, pouvant remettre en cause la sécurité du vote, dans le contrôle des quelques procédures qui leur ont été données à voir. Si vous souhaitez plus d’information sur le insuffisances relevés par nos délégués, je vous invite à lire le communiqué de presse du Parti Pirate en entier : https://pmartingomez2012.wordpress.com/2012/05/21/opacite-du-vote-internet-legislatives/

Je rappelle que si vous ne souhaitez pas voter par internet ou que vous avez rencontré une difficulté pour voter par internet, vous pouvez toujours voter dans les urnes le 3 juin prochain dans les mêmes conditions que pour les présidentielles ou bien en donnant procuration en vous présentant au consulat (il n’y a pas de date limite légale pour déposer une procuration mais pour être sûr que l’information ait pu se transmettre, je vous invite à contacter votre consulat).

Ce sera mon seul et unique courriel de campagne, je considère que l’accès sans conditions aux listes électorales consulaires, et en particulier aux adresses courriels contenues, est une violation de la vie privée et ne devrait être en aucun cas utilisées comme des listing de parti politique. Si vous souhaitez plus d’information sur le vote par internet, sur ma candidature ou sur mon programme, n’hésitez pas à consulter mon site de campagne https://pmartingomez2012.wordpress.com <https://pmartingomez2012.wordpress.com&gt; ou bien à me suivre sur les réseaux sociaux Facebook (https://www.facebook.com/pages/Pablo-Martin-Gomez/287603464665370) ou Twitter (https://twitter.com/#!/pmartingomez_pp). Vous pouvez également répondre à ce mail pour toute question.

Pablo MARTIN GOMEZ
Candidat Parti Pirate aux législatives dans la 4ème circonscription des Français établis hors de France (Benelux)

Je voudrais également attirer votre attention sur plusieurs points relevant de la sécurité qui me semble de toute importance et dont ni le consulat ni le Ministère des Affaires Étrangères n’ont souligné :

Comme stipulé dans l’article 8 de l’arrêté relatif au traitement automatisé de données à caractère personnel prévu à l’article R. 176-3 du code électoral (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=?cidTexte=JORFTEXT000025822675&dateTexte=&oldAction=rechJO&categorieLien=id), « les électeurs sont informés des indicateurs d’une connexion authentifiée et sécurisée et du fait qu’à défaut d’utiliser le protocole sécurisé « HTTPS » le secret et l’intégrité de leur vote ne pourront être garantis.». Les indicateurs d’une connexion identifiée correspondent généralement, selon votre navigateur, à un cadenas fermé et/ou au nom de domaine dans rectangle bleu ou vert au niveau de la barre d’adresse.

N’introduisez pas votre identifiant de vote et votre mot de passe sur un site accédé depuis un courriel soit-il en provenance du Ministère des Affaires Étrangères ; n’importe quel électeur de la circonscription pouvant avoir accès à vos adresses courriel via les listes électorales consulaires, il y a un risque de phishing. Je vous encourage à recopier manuellement l’adresse du site depuis le courrier contenant votre identifiant de vote et le mode d’emploi.

Conformément aux dispositions de l’article 9 de l’arrêté du 27 avril 2012 relatif au traitement automatisé de données à caractère personnel prévu à l’article R. 176-3 du code électoral, les électeurs, les candidats et leurs délégués souhaitant consigner leurs observations au procès-verbal du vote électronique sont invités à les communiquer avant le dépouillement pour chaque tour de scrutin à l’adresse suivante : reclamations-bve.fae@diplomatie.gouv.fr. Les courriels envoyés à cette adresse devront comporter la mention « à porter au procès-verbal » pour être pris en compte dans ce dernier.

Pour en savoir plus sur le vote par internet, je vous invite à lire les articles de presse suivant :
Le MondeLe FigaroNuméramaBastaMagLe Monde diplomatique.
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Charte ANTICOR : Mes liens avec des associations

Vu que je viens d’envoyer par la Poste la charte d’ANTICOR signée, et conformement à cette charte et mes idéaux de transparence, voici la liste des associations avec lesquelles j’ai un lien (bénévole, membre ou adminitrateur).

Associations liées à mon université (Université Libre de Bruxelles) :

Associations liées au logiciel libre :

Associations liées à Internet :